En la última novela de Williams Sassine, Céroe, no eres un cualquiera,la acción se desarrolla en Senegal y Guinea Conakry. Tras unapoco piadosa descripción del mundillo de los exiliados, de los patronosblancos que admiran la pureza del negro, del negro que desea todos losbienes materiales que el blanco posee, nuestro ceroe, decidido a convertirseen heroe partiendo de cero, aprovecha la muerte del dictador yla de una vieja tia de la que espera una jugosa herencia para emprenderun hilarante viaje hasta llegar finalmente a Kankan, la ciudad familiar, enlo que el autor denomina un viaje a traves de la miseria.
Un lundi comme un autre, un albinos - qui sera sans enfance - nait a la porte des adultes, dune mere discontinue et dun pere volage, dans un continent improbable. Un etre qui porte donc sa fragilite dans lincertitude meme de sa peau et pour qui commence une quete hybride de soi, de lamour, sur fond derrance existentielle, dexil interieur et de solitude. Milos Kan, le heros-narrateur, aime les femmes, lalcool, les plaisirs ambigus ; il tente aussi decrire, de commencer un roman, acheve avant detre ecrit et qui traduirait son besoin de vivre et sa difficulte detre. Une quete de sens pour une existence suspendue entre loppression du desert et lappel de la source. Mais comment se perdre pour se retrouver quand on nait albinos, ecartele entre la vie engluee dans le relatif et une soif inextinguible dabsolu ? Sinon par lacceptation quelque peu desabusee que la generosite et le desespoir sont les formes les plus hautes de toute lucidite intransigeante. Une lucidite hantee par la folie ; celle quon aimerait bien avoir lintelligence de vivre.
Un lundi comme un autre, un albinos - qui sera sans enfance - nait a la porte des adultes, dune mere discontinue et dun pere volage, dans un continent improbable. Un etre qui porte donc sa fragilite dans lincertitude meme de sa peau et pour qui commence une quete hybride de soi, de lamour, sur fond derrance existentielle, dexil interieur et de solitude. Milos Kan, le heros-narrateur, aime les femmes, lalcool, les plaisirs ambigus ; il tente aussi decrire, de commencer un roman, acheve avant detre ecrit et qui traduirait son besoin de vivre et sa difficulte detre. Une quete de sens pour une existence suspendue entre loppression du desert et lappel de la source. Mais comment se perdre pour se retrouver quand on nait albinos, ecartele entre la vie engluee dans le relatif et une soif inextinguible dabsolu ? Sinon par lacceptation quelque peu desabusee que la generosite et le desespoir sont les formes les plus hautes de toute lucidite intransigeante. Une lucidite hantee par la folie ; celle quon aimerait bien avoir lintelligence de vivre.